L’AMAP de Saint-Martin est née

Associations

A 19h ce jeudi 6 juin devant la salle paroissiale Saint-Martin, ils sont déjà tous là, à l’heure fixée, pour venir découvrir et emporter leur premier panier d’Amapiens de Saint-Martin. Pour certains, c’est le prolongement d’une expérience de consommation militante qu’ils ont déjà entamée dans les environs, pour d’autres, c’est le premier contact avec une expérience de consommation raisonnée qui entre peu à peu dans les usages d’un nombre croissant de consommateur. Cette expérience, c’est de passer un contrat annuel avec des producteurs locaux, le plus souvent bio, et de s’organiser au sein d’une structure associative pour une transaction et un contact directs. Il s’agit de concourir au maintien d’une agriculture paysanne, tout en consommant mieux et plus sain.

Une vraie demande

Christine Bouvet, la présidente de cette AMAP ignymontaine, et Jean-Paul Morcillo, le trésorier, se sont lancés dans l’aventure avec une bonne expérience derrière eux. Sans association à Montigny,  ils étaient tous deux membres dans des AMAP guyancourtoises depuis des années. Jean-Paul Morcillo avait même lancé une première AMAP aux Prés en 2011, « Les Prés de chez vous », qui avait finalement dû baisser pavillon, faute de locaux.  Ils ont créé la structure en s’appuyant sur la paroisse Saint-Martin, dans le sillage de l’appel à la conversion écologique prônée dans le cadre de l’Eglise Verte. De fait, les candidats à l’adhésion n’ont pas manqué. « Nous ne pouvons pas aller au-delà d’une quarantaine de familles adhérentes, prévient Christine Bouvet, pour rester à l’échelle de la relation que les producteurs peuvent offrir. » Ce jeudi de lancement, il restait encore quelques places pour d’ultimes adhésions.

Un producteur de Magny-les-Hameaux

L’AMAP St-Martin s’appuie sur un réseau de producteurs locaux, à commencer par Hervé Givry, producteur de légumes bio basé à Magny-les-Hameaux, qui dessert trois AMAP sur l’agglomération. « Nous proposons aussi du pain, des fruits, des œufs, des poulets, du miel, à des rythmes variables », ajoute Jean-Paul Morcillo. L’impératif est de contracter avec un producteur local, dans l’idée de limiter tout impact écologique, et d’accompagner dans son ambition un producteur converti à cette démarche de transition.  « C’est une démarche de consommation volontariste que de devenir amapien, ponctue Christine Bouvet. On s’engage sur une année, et on vit au rythme des productions saisonnières. » Contrairement aux magasins où on trouve de tout toute l’année, on achète à l’AMAP ce qui pousse au moment où ça pousse, et on peut même aller voir le site de production et prendre une bêche à l’occasion. C’est une discipline de consommation qui incline à d’autres aspirations, mais aussi quelques renoncements, mais aiguise aussi la créativité culinaire, à la redécouverte des goûts et des saveurs. « Nous avons aussi choisi de nous inscrire dans une démarche d’AMAP solidaire en sollicitant nos amarines pour une contribution d’un euro dans le but d’offrir un panier à une famille à moindres ressources chaque semaine,»  précise encore Christine Bouvet.
Bruno Boussard, adjoint au maire délégué à l’Environnement, est venu saluer les amapiens le 6 juin, pour détailler les actions d’accompagnement aux nouvelles pratiques de consommation que la Ville va lancer prochainement.

L’AMAP de Saint-Martin est livrée chaque jeudi de 19h à 20h à la salle face à l’église.
On y vient avec son cabas. Panier : 22€, 1/2 panier : 11€.

Rens. : 06 21 28 67 08 (Christine Bouvet)