1 - Je respecte le rythme de la nature

Les gestes les plus élémentaires peuvent être d’une importance capitale. Ainsi, ne vous approchez pas d’une couvée ou d’un nid, au risque de mettre en cause la survie des petits. Observez de loin en utilisant par exemple une paire de jumelles. De même, nourrir certains animaux sauvages bouleverse leur cycle naturel et l’équilibre fragile de l’écosystème dans lequel ils vivent. Abstenez vous et observez plutôt leur comportement alimentaire naturel. Ne cueillez pas dans la nature une plante que vous ne connaissez pas. Il peut parfois s’agir d’une espèce protégée. Sa cueillette peut entraîner sa disparition et bouleverser son écosystème. Ne participez pas à l’introduction d’espèce envahissante. Les invasions biologiques sont aujourd’hui considérées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) comme la seconde plus grande menace après la destruction de l’habitat, et devant la pollution et la surexploitation des milieux par l’Homme. Ne relâchez jamais une espèce exotique (animal ou plantes) dans la nature. Les nouveaux animaux de compagnie (NAC) peuvent constituer un danger pour la biodiversité. 

2 - Je limite l’usage de produits phytosanitaires

Pesticides, insecticides, engrais ou encore désherbants sont les pires ennemis de la biodiversité. Ils polluent les nappes phréatiques et détruisent la petite faune. Limiter, réduire voir stopper leur utilisation est un geste majeur pour tendre vers un jardin écologique. Il existe des alternatives (désherbage thermique, binage, utilisation des insectes pour la lutte biologique, paillage). Il suffit de se renseigner et d’appliquer les autres gestes proposés.

3 - Je limite ma consommation d’eau pour mon jardin

Alors que le coût de l’eau augmente, économiser l’eau devient un geste à la fois économique et écologique. L’arrosage du jardin n’est pas vital et une nature trop assistée n’apprend pas à faire face aux aléas tels que la sécheresse. Il faut donc apprendre à accepter une herbe «moins verte», et pourquoi pas collecter l’eau de pluie pour assurer l’arrosage de votre jardin.

4 -J’utilise le paillage

Afin de conserver l’humidité dans les massifs,vous pouvez mettre en place un paillage (mulch d’écorce, de broyat, de copeaux, de coques de cacao…) qui limitera l’apparition d’herbes spontanées et protégera du froid. 

5 - Je profite des fruits et légumes de saison

Qu’ils proviennent du jardin, du marché ou du supermarché, consommer des fruits et des légumes de saison permet de protéger les écosystèmes en respectant les cycles naturels et limite également la consommation en énergies fossiles. De plus, chaque saison a ses fruits et légumes (dont certains peu connus) bons à consommer.

6 - Je mets en place un compost

Réduire ses déchets tout en créant un produit utile pour le jardin est possible en se dotant d’un compost (déchets verts, épluchures, restes de fruits et légumes…). Chaque famille peut ainsi réduire de 20 à 30% ses déchets tout en réalisant un amendement naturel pour le jardin. Cette action est possible dans un jardin (composteur) mais également sur un balcon ou une terrasse (lombricomposteur).

7- Je sème une prairie fleurie

Bien plus riche en espèces végétales qu’un simple gazon, semer une prairie fleurie dans le jardin, dans une jardinière ou dans un bac sur votre balcon permet de favoriser l’apparition d’insectes comme les abeilles, les papillons ou les coccinelles. Son installation est utile pour le jardin tout en étant esthétique et peu cher (achat, entretien, mise en place).

8- Je laisse un coin de jardin en friche

Une friche est un endroit du jardin où l’entretien, l’arrosage et l’application de produits divers ne sont pas réalisés afin de laisser faire la nature. Elle peut s’exprimer avec l’apparition de plantes utiles à la diversité végétale et animale. Il ne s’agit pas de «subir» la friche mais bien de l’inviter chez vous afin de renouer avec le côté naturel de votre environnement. Si une friche devient trop envahissante, il suffit de la faucher ou de la débroussailler une à deux fois par an. L’idéal est de procéder par moitié en laissant les végétaux coupés sur place quelques jours (le temps que la petite faune puisse trouver un nouveau refuge).

9 - J’invite la petite faune

Une friche, une prairie fleurie, quelques arbres, arbustes ou végétaux avec des fleurs et des fruits représentent un jardin agréable et intéressant pour la petite faune (insectes, oiseaux, petits rongeurs). Ces gestes peuvent être complétés par la mise en place de nichoirs ou abris pour ces animaux. Plus un jardin ressemble à un écosystème naturel et plus il a de capacités à se défendre contre les aléas climatiques et les ravageurs.

10 -Je deviens un exemple 


Appliquer tous les gestes précédents est déjà très bien, mais en parler autour de soi et convaincre d’autres personnes est encore  mieux !