Aux services techniques, les agents vivent l'hiver à chaud

En harmonie avec les saisons... S’il est un secteur de la vie municipale qui tâche d’obéir à cet acte de foi, c’est incontestablement celui des espaces verts et de la voirie des services techniques municipaux. Planter, tailler, arroser, entretenir, balayer, saler, ces missions de la petite cinquantaine d’agents qui s’y consacrent toute l’année reviennent rituellement au rythme du calendrier. Ainsi l’automne, où à l’infinie aspirations des feuillles mortes suit un hiver qui épargne rarement les hommes non plus. L’hiver et son cortège de chutes de neige, de verglas sur les chaussées et les trottoirs, placent les agents sur le qui-vive dans le cadre du service hivernal (lire ci-contre).

Trois intervenants pour les voiries

Comment s’élabore l’intervention des pouvoirs publics face aux urgences climatiques ? Tout d’abord, plusieurs facteurs déterminent une action efficace des collectivités. Une bonne coordination des moyens entre les opérateurs et une prévision météo sans ambigüité, qui permet de déclencher à temps les plans d’alerte. Les saleuses de la DIRIF interviennent en périphérie de Montigny en «couvrant» l’A12 ainsi que ses bretelles d’accès vers l’avenue du Général Leclerc et l’avenue des Prés. La Communauté d’agglomération, qui dispose d’une petite équipe en propre, a recours à des entreprises qui doivent se charger de saler les voiries principales reliant les quartiers, comme les avenues About, Kierspe, Prés, Gal Leclerc, Frères Lumière, etc.
Les services municipaux se chargent des voies dans les quartiers, des pistes cyclables, des accès aux lieux publics comme les écoles, les crèches, la mairie... «Cela couvre un nombre de kilomètres important», précise Patrick Rateau, Directeur de la voirie et coordinateur du service hivernal, dont les équipes axent leurs efforts en priorité sur les lieux les plus fréquentés.

Quatre zones délicates recensées

En cas d’intempéries à Montigny, on sait que la situation peut se révéler rapidement délicate pour la circulation sur quatre secteurs précis, où la déclivité de la voirie pose problème. Les bretelles extérieures de l’avenue du Général Leclerc et de l’avenue des Prés, les parties pentues du carrefour de l’avenue du Général Leclerc et de l’avenue Nicolas About, l’entrée de la place Pompidou sur l’avenue du Pas du Lac, ainsi que les bretelles d’accès de la RD 10 vers l’avenue des Frères Lumière. Sur ces points noirs, il importe que les saleuses de la DIRIF et de l’agglomération interviennent en urgence. «La réactivité est capitale sur ces points délicats où il faut intervenir avant d’en être empêché par la circulation. Il reste que face aux intempéries exceptionnelles comme notre région en a connu ces deux dernières années, la solution miracle n’existe pas. Aux services publics d’améliorer leurs dispositifs d’intervention, aux citoyens d’être tolérants et d’agir en solidarité. Car dans ces moments, l’esprit du vivre ensemble révèle tout son sens.

En alerte tout l'hiver

Du 15 novembre au 15 mars, les services techniques municipaux sont en veille permanente face aux menaces météo, dans le cadre d’un service hivernal. Un dispositif méticuleux est susceptible de mobiliser les agents en urgence. 12 équipes de trois agents sont réparties sur 4 secteurs qui couvrent toute la ville, et chacun reçoit sa feuille de route précise. «Nous analysons chaque jour les bulletins météorologiques, précise Patrick Rateau. De leur précision dépend notre capacité à lancer les équipes sur le terrain, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit». La prévention fait aussi partie du dispositif, mais répandre du sel tout l’hiver sur les voiries ne résout pas forcément les problèmes. Encore faut-il que la neige tombée sur le sel soit brassée progressivement par la circulation. L’efficacité est alors réduite à néant en heure de pointe. En 2010, les services techniques ont dû saler les voiries de la ville à 43 reprises, déposant 430 tonnes de sel. Outre l’énergie humaine, la prestation aura coûté 143.000€.

Avant la neige... les feuilles

Ramassage des feuillesRamassage des feuillesL’automne précède l’hiver, et pour les services techniques de la ville, dans une ville aussi arborée que Montigny, les feuilles ne se ramassent pas à la pelle face à l’ampleur de l’ouvrage. Sur le terrain, la vingtaine d’agents des services Voirie et Espaces Verts est mobilisée dans son ensemble de début octobre à fin novembre pour venir à bout d’un chantier quasi inépuisable. On souffle, on aspire et au final on achemine sans discontinuer des m3 de feuilles vers la déchetterie. «On peut estimer qu’entre 40 et 50 m3 sont collectés ainsi chaque semaine sur les trottoirs, dans les parcs et en bordure des rues», considère Claude Pignant, directeur des Services Techniques. Pour les agents municipaux, la mise en condition avant l’hiver est donc parfaite...

Attention, la loi impose de déneiger devant chez soi

Attention, la loi impose de déneiger devant chez soiAttention, la loi impose de déneiger devant chez soiSachez qu’en cas d’intempéries, la loi responsabilise les riverains pour dégeler et/ou déneiger la partie de trottoir qui longe leur habitation. Il incombe à chacun d’assurer le passage en sécurité des passants devant chez lui. Si votre trottoir est large, un cheminement minimum est requis.

Acheter du sel ?

Les contraintes font que chacun n’est pas forcément disponible au moment utile pour s’exécuter. Il peut donc être judicieux d’agir préventivement, par exemple la veille en soirée, en se conformant aux bulletins météo et en s’équipant de sacs de sel vendus en grandes surfaces et dans les magasins de bricolage. Le sel reste efficace entre trois et quatre jours, à condition d’avoir été répandu avant la chute de neige. Verser du sel n’a un résultat que si un brassage est effectué par des passages répétés (piétons, véhicules). Le recours au sable est également déconseillé. Il vous appartiendrait ensuite de balayer pour le faire disparaître du trottoir.