Histoire de Montigny 

L'histoire de Montigny-le-Bretonneux est décrite et illustrée en détails dans le livre "Montigny-le-Bretonneux, naissance d'une ville", édité par le Musée de la ville, en vente (16 euros) à l'Hôtel de ville.

Naissance du village au Moyen-Âge
Dans la sphère d'influence de Versailles
Sous la Révolution française
L'ère des fermiers notables
L'aristocratie paysanne
Vivre au village
Guerre et entre deux guerres
A l'aube de la ville nouvelle

De la campagne à la ville

Agriculture des roseauxL'histoire de la commune reflète celle d'un petit village traditionnel  de la campagne francilienne, voué naturellement à l'agriculture sur les "meilleures terres à blé de France". L'éclosion de la ville nouvelle dans les années 70 déclenche véritablement la métamorphose du village de Montigny-le-Bretonneux. 340 habitants en 1900, 1292 en 1970, puis soudain 10063 en 1980.

Immeuble InternationalAujourd'hui, les activités tertiaires et de haute technologie ont remplacé les travaux des champs. Suprême paradoxe, le centre ville s'est exilé sur le quartier Saint-Quentin, en reléguant le centre village, autour de l'église Saint-Martin, dans une paisible torpeur. Un beau livre commenté et abondamment illustré, en vente à compter de l'automne 2004 à l'Hôtel de ville (16€), retrace précisément l'histoire de Montigny-le-Bretonneux à travers les grandes étapes de son développement.

L'origine du nom

Panoramique du village 70sL'histoire du nom de notre commune est tout aussi ancienne que confuse. Querelle de clocher ou acceptions diverses, Victor Belot, dans son ouvrage : "Montigny-le-Bretonneux, histoire d'un village d'Ile-de-France", ouvre les pages de l'histoire de la ville par la recherche de l'origine de son nom. Une origine dont les premiers signes seraient les "Montegni" ou "Montani" de 1204. Déjà, deux acceptions...

Le "Montani" de la langue romane était "un lieu montueux" et "Le Brestonneux" du francique, "un marécage". Montigny est donc étymologiquement "la terre émergeant du marécage", indique Victor Belot dans son ouvrage.

Mais si le nom de Montigny passe, au cours du XIIIe siècle par Montingniacum et Montiniacum, c'est à la moitié du XIVe qu'apparaît la locution "le Brestonneux".

Une locution qui, elle-même, connaîtra quelques modifications telles : Bristonneux en 1547, Bretonneux en 1740 ou encore Brétonneux en 1800. Quant à Montigny, le nom subit encore quelques changements (Montagny, Montaygny) jusqu'au XVIIIe siècle, pour ne plus changer qu'une fois, en 1785 et s'appeler Montany jusqu'en 1800.

La querelle suivante, bien sûr, porte sur le nom des habitants de la commune. Sont-ils en réalité les Montignacois ou bien les Ignymontains d'aujourd'hui ? "Ces derniers seraient plutôt les habitants d'un Mont Ignis, ou Mont du Feu !", souligne Victor R. Belot.

Montigny, terre de Bretons ? L'avis des historiens diverge sur la question. Quel sens attribuer au terme "Bretonneux" ? L'abbé Lebeuf (1687-1760), historien du diocèse de Paris, voit dans l'épithète le symbole de la présence de seigneurs bretons, qui gouvernèrent les terres de Montigny au Moyen Age (comme Simon de Montfort et Amaury, ducs de Bretagne). Pourtant, la thèse avancée par Victor R. Belot dans son ouvrage sur l'histoire de la ville paraît plus vraisemblable. Dès le XIVe siècle, les archives que l'historien a compulsées mentionnent l'existence de Montiniacum-le-Brestonneux, qui évoluera au fil des siècles suivants. Quoi qu'il en soit, Montigny et Voisins ont été érigées sur des terres marécageuses, et sont toujours aujourd'hui séparées par les lieux-dits "la Grande Ile" et la "Petite Ile".