Naissance du villageRemonter aux origines de Montigny-le-Bretonneux fait malheureusement constater que les vestiges font défaut pour trouver des traces de l'implantation humaine sur le plateau de Trappes. Avant le Moyen-Age et les grands défrichements agricoles, l'essentiel du plateau est couvert par la forêt, faisant partie de l'ensemble forestier de l'Yveline. A partir du XIe siècle, les grands défrichements sont initiés par les ordres monastiques ou de grands seigneurs. La forêt cède alors progressivement la place aux champs labourés. A cette période également, le "village" comme nouveau mode de regroupement des populations, se développe. La création de Montigny-le-Bretonneux s'inscrit dans ce grand mouvement. Un cartulaire de Notre Dame de Paris daté de 1204 permet d'authentifier son existence. Ce recueil de chartes, contenant la transcription d'actes de propriété de l'Eglise, le désigne désormais de manière incontestable sous le nom de Montegni ou Montani édifié donc autour de son église dédiée à Saint-Martin. La Guerre de Cent ans, les famines du XIVe siècle vont remettre en cause cette organisation sociale. Beaucoup de terres retournent à la friches, des villages sont désertés. Montigny renaît de ses cendres progressivement au XVIe siècle. Une communauté villageoise se reconstitue. Un premier décompte officiel de population en 1709 dote selon Victor Belot (auteur d'un fascicule aujourd'hui épuisé sur l'histoire de Montigny) le village de 212 habitants. Les paysans cultivent la terre selon les mêmes principes qu'au Moyen-Age : assolement triennal associant le blé, l'avoine et la jachère abandonnée aux moutons, principaux animaux d'élevage.