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Le journal d'octobre 2008 - Economie
Aroyo, la petite pièce d’une grande entreprise
Michel Astruc a mis tous ses œufs dans le même panier, mais le pari s’est avéré payant. En octobre 2006, il crée Aroyo, une entreprise bâtie sur la distribution d’un seul jeu. Débarqué dans l’univers du jouet par hasard après 25 ans de commerce, en tant que directeur des ventes chez Lego d’abord, il choisit d’y rester par passion. “Le reste est un concours de circonstances”, déclare-t-il. Encore fallait-il oser se lancer. Lorsque la distribution d’un des produits dont il a la charge s’arrête brusquement, suite au décès de son créateur allemand, l’agent commercial n’a pas besoin d’une étude de marché. Il réalise immédiatement le potentiel de distribution et ses clients lui réclament le jeu de construction. Michel Astruc rachète alors les droits de fabrication à la famille, s’associe à une usine du Sud de la Chine pour la fabrication, et relance la distribution. L’aventure commence. A son domicile, aux Prés, où il a installé son siège social, elle n’est pas près de s’arrêter.
Aroyo, marque internationale En l’espace de deux ans, Aroyo a déjà conquis une vingtaine de pays, en Europe, en Afrique du Sud, en Asie et en Australie. “En septembre, j’ai livré pour la première fois la Slovaquie et je viens d’envoyer des échantillons au Brésil”, souligne Michel Astruc. Aucune frontière ne limite la distribution du jeu qui séduit tour à tour les fournisseurs scolaires du monde entier. La prochaine étape, après le Salon international du jouet qui se tiendra à Nuremberg en février, relèvera du rêve américain, voire canadien s’il existe. En Allemagne justement, le jeu fait un tabac. “L’objectif n’est pas de concurrencer le géant mondial du jeu en brique puisqu’Aroyo ne vise pas la grande distribution, mais il est d’apporter une alternative de qualité, originale, et qui permettent aux enfants de jouer différemment”. Cette politique centrée sur le jeu éducatif permet justement à l’entreprise de se différencier et de s’inscrire dans un partenariat de durée avec ses clients. Déjà, les boîtes de 110 pièces ne suffisent plus…
Le créneau éducatif Il est certain que la qualité du jeu est l’une des clés de cette réussite, et la passion de son repreneur a fait le reste. “Dans un jeu de construction, deux pièces suffisent à mettre en marche l’intellect. Très vite les enfants qui sont en contact avec le jeu cherchent de nouvelles combinaisons et développent leur esprit scientifique”. Avec un plaisir intact, il présente le jeu et ses possibilités infinies. Les pièces en forme de H et de A s’assemblent dans toutes les directions. Les roues, les plaques de base et les axes stimulent l’imagination des enfants âgés de 3 à 8 ans. En voyant la réaction des enfants, il ne pouvait pas se tromper sur l’avenir de cette gamme de jeu qu’il va bientôt enrichir d’un jeu de lettres pour la composition des mots, et d’un jeu de mosaïque pour la composition de dessins. Le marché est vaste, intemporel qui plus est. La petite entreprise située au bout du couloir a donc un bel avenir devant elle.
Al’Plancha propose une carte saisissante
Où déguster une côte de bœuf à la plancha ou un magret de canard au miel avec piment d’Espelette et kiwi mariné ? Pour trouver ces plats, consultez la carte de spécialités basques et espagnoles proposée par le restaurant Al’Plancha, ouvert depuis un peu moins d’un an sur le boulevard Kessel, à côté de l’enseigne Pizza Hut. Dans les cuisines, le cuisinier Alexandre Razer a banni les fours, plaques et autres grills. A sa table, tout est cuit à la plancha “et les connaisseurs apprécieront”, affirme-t-il. Sur le mode d’un bar à tapas, c’est à l’ardoise qu’il vous fera ses propositions, mais sachez que sa préférence va aux spécialités de la mer, gambas pimentées et espadon mariné entres autres. Formé au lycée hôtelier de Guyancourt, à 25 ans, Alexandre est encore un tout jeune restaurateur, mais la cuisine est une affaire de famille, et de culture, depuis toujours. Dans ce restaurant qu’il a ouvert avec sa mère originaire du sud-ouest, vous trouverez aussi quelques spécialités normandes, “pour faire plaisir à ma grand-mère”, explique-t-il. Menu du midi : un plat et un café à 9 €. Vente à emporter de paella et de tapas. Rens. au 01 30 60 04 56.
Boulangerie : les Desaüw sont de retour au bercail
C'est un retour aux sources pour eux, mais c'en est un aussi à coup sûr pour la clientèle. C'est quoi qu'il en soit une bonne surprise de retrouver Josette et Georges Desaüw dans leur boulangerie-pâtisserie rue des 4 Pavés au Village. Partis en 1996 pour d'autres aventures boulangères, le couple laissait intacte une empreinte de qualité dont la clientèle avait forcément la nostalgie. Pour ces anciens clients, c'est donc avec un franc sourire qu'ils ont découvert le visage de Josette derrière la caisse, début septembre lorsque la boutique a affiché un calicot “changement de propriétaire”. Ce sont des souvenirs de tarte au citron et de ghibousts qui reviennent au palais, qui il faut bien le dire s'étaient un peu évaporés depuis 12 ans. Installés une première fois en 1982, les Desaüw avaient écrit une belle page d'histoire avec les Ignymontains en 14 années de service. “A cette époque, je n'étais pas trop motivée pour partir, prévient Josette, mais mon mari m'avait convaincu de nous remettre en question. Il m'a fallu 5 ans pour me remettre de ce départ. Nous avons d'abord repris un fonds à Cannes, puis à Vanves, Massy, enfin Paris 16e, avec l'idée de rebooster des boutiques en perte de vitesse”.
Désormais un trio familial Douze ans plus tard, la boucle se boucle avec ce retour au bercail. Les Desaüw retrouvent au passage leur boulanger Francisco qui n'a jamais quitté la maison. Georges opère toujours en pâtisserie, avec le talent que ses clients lui connaissent. Entre temps aussi, leur fille Aurore a grandi et tient désormais la boutique avec sa mère. Côté horaires, la boulangerie-pâtisserie Desaüw continuera d'être fermée le mercredi, et d'être ouverte toute la journée le dimanche.
En Bref
* Un nouveau coiffeur à la Sourderie
Au centre commercial de la Sourderie Sud, l’ancien bazar n’a pas tenu et a laissé sa place à ZSR, le nouveau coiffeur visagiste qui a ouvert ses portes au 1er septembre dernier. Les habitants du quartier apprécient le nouveau choix de service, et les commerçants sont eux aussi ravis d’accueillir un commerce vivant qui semble dynamiser ce côté du centre commercial. “J’ai reçu un accueil vraiment chaleureux”, confirme Zohra Bouchareb, la propriétaire du salon. A 38 ans, cette Guyancourtoise, ancienne gérante de salon, ouvre ici sa première affaire. Son choix n’est pas un hasard. Avec sa fille élève au collège de Saint-François, elle connaissait bien le quartier et certaines habitantes qui disaient regretter l’absence d’un deuxième coiffeur. La libération du local était donc une opportunité à saisir et le pari semble gagnant. Bon nombre de clientes du quartier sont venues tester le salon dont les débuts sont encourageants. Celles interrogées en sont ressorties très satisfaites, du point de vue de la qualité comme du prix.
Ouverture du mardi au samedi en journées continues. Rens. au 01 30 57 11 09.
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