La contrainte ne nuit pas à l’ambition

Le budget municipal 2010 ne rognera pas ses ambitions dans un contexte où les recettes s’avèrent pourtant plus incertaines. Le programme municipal se poursuit sur le rythme engagé.

DRF 2010

Ci-dessus le graphique des dépenses réelles de fonctionnement du budget 2010.

RRF 2010

Ci-dessus, celui des recettes réelles de fonctionnement.

1,6 millions à payer au titre du Fonds de solidarité régional (FSRIF)

Cette contrainte forte, c’est en premier lieu la cotisation 2010 au titre du Fonds de Solidarité régional Ile-de-France (FSRIF) dont la ville doit s’acquitter pour la seconde année, pour lequel 1,6 millions d’euros ont été provisionnés. Un montant qui représente rien moins que 30% de la capacité minimum d’investissement de la ville.

A cette contrainte s’ajoutent certaines recettes orientées plutôt à la baisse, comme la dotation globale de fonctionnement versée par l’Etat, en baisse de 130.000 euros notamment pour cause d’érosion démographique, ou encore des dotations de l’intercommunalité sur une courbe identique. «Nos recettes évoluent moins vite que nos dépenses de fonctionnement. C’est donc sur ces dernières qu’il faut chercher des marges de manoeuvre», prévient Armelle Aubriet, adjoint au maire en charge des Finances.

En réexaminant le fonctionnement de ses secteurs, en fluidifiant peu à peu les procédés pour rendre le service public en utilisant les nouvelles technologies, en revoyant des postes à l’occasion de départs en retraite, le budget 2010 reste au final en droite ligne des objectifs fixés dans le mandat municipal. En fonctionnement, Armelle Aubriet, adjoint aux Finances, a rappelé lors du vote au conseil municipal le 14 décembre, que l’ensemble des services rendus aux Ignymontains restaient plus que jamais garantis. En matière d’investissement, le plan pluri-annuel visant à maintenir le patrimoine de la ville en matière de bâtiments, voirie et espaces verts, veut maintenir son rythme de croisière (voir ci-dessous). Armelle Aubriet a également souligné qu’avec environ 2 millions d’euros chaque année, le budget consacré aux fluides est constant malgré l’extension du patrimoine, ce qui est permis par les efforts en matière d’isolation réalisés lors des réhabilations des bâtiments publics

Des taux de fiscalité votés en mars 2010, a priori limités à l’inflation

«Il faut souligner la capacité qu’ont montrée l’administration et l’équipe municipale de la ville à s’adapter au contexte et à proposer des solutions pour rationaliser son fonctionnement», ajoute Armelle Aubriet. Le Conseil municipal a acté l’engagement de ne pas augmenter les tarifs des services rendus jusqu’à la rentrée 2010-2011. Concernant les taux de fiscalité, le budget est construit sur une hypothèse de hausse limitée à la simple inflation, soit environ 1,5% pour les trois taxes. «Cependant, précise Armelle Aubriet, ils ne seront votés formellement qu’en mars 2010, lorsque la notification des bases fixées par l’Etat, évolutives au même titre que le périmètre, auront été officialisées par l’Etat. Une bonne nouvelle pour des contribuables qui pourraient par contre voir les parts départementale et régionale de leurs impôts locaux partir à la hausse. A l’heure du vote, le groupe d’opposition du conseil municipal a choisi comme à son habitude de se prononcer contre.

Endettement : une situation saine

Dette 2010

Montigny n’est pas une ville endettée et n’a pas contracté ces fameux emprunts complexes et à hauts risques qui plongent certaines collectivités en France dans des situations d’incertitude patente. La dette de la ville devrait être éteinte en 2019. Elle est constituée de deux emprunts.

Le premier, à taux fixe classique et contracté auprès de la Caisse d’épargne, a permis à la ville de financer la construction du centre aquatique et sera totalement remboursé fin 2017.

Le second est un CLTR, crédit à long terme renouvelable, contracté auprès de Dexia, a permis le financement de plusieurs grands équipements de la ville, comme le centre sportif Coubertin et la Ferme du Manet. Il possède la particularité de se présenter comme une ligne de trésorerie dont la ville ne paye que les frais de non-utilisation (6000 euros par an). Ce crédit sera totalement remboursé à la fin l’année 2019.

L’investissement : option cadre de vie et patrimoine

DRI 2010

Les priorités en matière d’investissement restent liées à la qualité générale du cadre de vie des habitants. La politique d’investissement concerne ainsi l’ensemble des secteurs. On retient par exemple la poursuite du plan d’informatisation dans les écoles.

Parmi les engagements de poids, le poste des bâtiments (1.964.000 euros) recouvre en premier lieu les réfections de l’école Marie Noël, ainsi que la crèche collective et la halte-garderie Les Prés. En matière de voirie (1.216.550 euros) sont concernées au premier chef la réfection de l’avenue du Parc et la poursuite des aménagements liés au plan de circulation douce.

Au chapitre des Espaces verts (398.000 euros), après le square Péguy dont la livraison interviendra très prochainement aux Prés, c’est au tour du square du Poirier-Saint-Martin de bénéficier de ses premiers crédits d’étude, en vue de sa réhabilitation totale en 2011.