Des dépenses de fonctionnement maîtrisées et un maintien de la qualité des services rendus aux Ignymontains.

Les efforts de gestion et de rationalisation demandés aux secteurs, comme par exemple la baisse de 20% obtenue sur le prix du gaz avec la mise en place d’une commande groupée, mais aussi les excédents du compte administratif 2013 ou la maîtrise des frais de personnel, permettent de compenser les recettes à la baisse. Grâce à ces optimisations, le financement des temps d’activités périéducatives mis en place dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires voulue par l’Etat a été intégralement pris en charge par le budget sans surcoût pour les parents.

 

Dépenses de fonctionnement :

Depense-de-fonctionnement

 

Recettes de fonctionnement :

RecetteFonctionnement

Les recettes de fonctionnement sont marquées par une baisse sans précédent de la Dotation Globale de Fonctionnement versée par l’Etat à la ville (- 1ME), qui s’ajoute au FSRIF (Fonds de Solidarité de la Région Ile-de-France) de 1,6ME prélevé sur le budget depuis 2011. Seul indicateur positif, les droits de mutation sont pour leur part en hausse.

Le désengagement de l’Etat :

L’Etat participe chaque année au budget des villes (et des autres collectivités locales) en versant une Dotation Globale de Fonctionnement (DGF). Cette subvention constitue un poste de recette primordial pour l’équilibre budgétaire des territoires. Depuis plusieurs années, l’Etat a entrepris de revoir à la baisse la dotation qu’elle verse aux collectivités.

Depuis 2008, le montant de la baisse de la DGF représente 2,6 millions d’E. Pour 2015, c’est un million supplémentaire que la ville ne percevra pas.

Entre 2015 et 2017, ce sont 3 millions d’E que la ville ne touchera pas de l’Etat.

En outre, Montigny se voit imposer de participer au Fonds de Solidarité de la Région Ile-de-France (FSRIF). Cette somme qui s’élève à 1,6 millions d’E pour 2015 est prélevée sur le budget de la commune pour abonder celui d’autres communes de la région.

EvolutionDGF

EvolutionFSRIF

La dette : un outil pour ménager l’avenir

C’est une marge de manœuvre qui reste heureusement sauvegardée pour l’avenir de la ville. Montigny affiche un taux d’endettement bas. En droite ligne de la formule «s’endetter, c’est s’enrichir», la Municipalité conserve une marge de manœuvre importante de recours à l’emprunt, mais uniquement pour augmenter le patrimoine public de la ville. Pas question en effet d’y recourir pour satisfaire aux besoins de fonctionnement. Cet outil reste donc un levier activable pour les grands projets d’investissement portés par l’équipe municipale dans le cadre du mandat 2014-2020, notamment la création du pôle culturel Bergson.

dette

Evolution de la fiscalité directe locale

EvolutionFiscaliteLocale

Pas question, dans le contexte fiscal national qui pèse sur les ménages, de faire peser sur les familles une pression fiscale supplémentaire. Les taux d’imposition communaux des trois taxes : taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti et taxe sur le foncier non bâti n’augmentent pas.

Réforme des rythmes scolaires : un budget de 1,2 M€ supplémentaire

La réforme des rythmes scolaires mise en oeuvre depuis la rentrée 2014 est budgetée à hauteur de 1,2 millions d’Euros pour l’exercice 2015. Ce coût comprend :

• 885.000E de frais de personnel supplémentaires
• 140.000E pour la restauration du mercredi midi.
• 49.000E pour le transfert des enfants aux centres de loisirs.
• 70.000E pour le ménage et l’entretien des écoles le mercredi (prestation externalisée).

Investissement : un niveau maintenu malgré un contexte difficile

9,4 Millions d'euros  D'investissement au total

• LE LANCEMENT DES PROJETS DU MANDAT

3 Millions d’euros sur les 18 millions prévisionnels (Planning Prévisionnel d’Investissement du mandat)
Etude et lancement du nouveau cimetière (775.000E), agrandissement du Club house du Poney Club (545.000E), ravalement du gymnase Ladoumègue (600.000E)...
+ crédits d’études du pôle culturel Bergson et du Club le Village (500.000 euros pris sur la provision spécifique de 6,8 ME).

• LES OPÉRATIONS ANNUELLES D’ENTRETIEN ET DE RÉNOVATION

5,6 Millions d'euros
Bâtiment (1,8 millions d'euros, dont travaux d’accessibilité à la Ferme du Manet, au gymnase Ladoumègue pour 532.000 euros), espaces verts (690.000 euros), voirie (1,5 Milions d'euros)...

UNE ÉQUATION RÉSOLUE CETTE ANNÉE

Encore un million d’euros de moins ! C’est l’équation difficile à laquelle a dû se résoudre à nouveau la municipalité au moment de bâtir son budget pour l’année qui s’ouvre. L’Etat fait peser sur les territoires sa cure de rigueur, ce qui se traduit par une nouvelle baisse de dotation, d’un niveau encore jamais atteint. Sur le budget global de la section fonctionnement, ce million pèse lourd lorsqu’il faut maintenir les équilibres. Si l’on ajoute le surcoût engendré par la réforme des rythmes scolaires, budgétée à hauteur de 1,2 Me, et l’assujetissement de la ville au Fonds de solidarité entre communes pour 1,6 ME, la facture pèse lourd.

Seule solution : endiguer les dépenses par des efforts de gestion toujours renouvelés. Armelle Aubriet, adjointe aux Finances, a ainsi pu présenter au Conseil municipal un budget qui ne rogne en rien sur les ambitions et les engagements de la Municipalité. De fait, l’ensemble des services publics de proximité est rendu avec la même qualité, les grands projets du mandat sont lancés et la politique d’investissement reste volontariste.

Mais pour l’avenir, du fait de la baisse programmée de la dotation de l’Etat, la ville se retrouvera dans la situation de devoir trouver un million supplémentaire en 2016, puis un autre encore en 2017.