Groupe “Montigny Ensemble”

La Ligne 18 remise aux calendes

Ce mois-ci, le maire, avec d’autres élus de Saint-Quentin et le maire de Versailles, se sont rendus à Matignon pour évoquer le calendrier de réalisation de la ligne 18. Ces derniers mois, une nouvelle fois, ce projet structurant plusieurs fois remis en cause, a été confirmé par l’Etat, mais sans engagement ferme sur sa date de réalisation.

Les élus ont rappelé l’importance de désenclaver notre territoire et de le relier à des pôles importants comme le plateau de Saclay, l’aéroport d’Orly et, ainsi, toute la partie sud-est de l’Ile-de-France.

Il a fallu cette réunion pour apprendre qu’au-delà de l’annonce, il n’y avait pas de tunnelier disponible avant longtemps pour réaliser les travaux nécessaires et que les financements avaient été jusqu’ici largement sous-évalués. L’Etat confirme donc la création de cette ligne, mais quand, comment, avec quel argent ? Mystère.

Dans le même temps, nous travaillons actuellement sur l’élaboration d’un programme local de l’habitat avec l’agglomération. C’est un document qui fixe pour chaque commune le nombre de logements à réaliser sur une période de six ans. C’est un document contractuel, discuté avec l’Etat qui apporte un certain niveau d’exigence sur le nombre de logements à réaliser sur le territoire.

Mais construire des logements, cela veut dire aussi prévoir les infrastructures nécessaires pour permettre aux gens de se déplacer dans des conditions correctes. Et cela, c’est le rôle de l’Etat.

Nos structures routières et ferroviaires n’ont pas évolué depuis plus de trente ans, aujourd’hui il est même plus long de se rendre à Paris en train qu’auparavant. Il est plus que temps que les engagements et le respect de ces derniers ne soient plus à sens unique. Quand la ville de Montigny continue de produire des logements, conformément à ce que nous avions inscrit dans notre plan local de l’habitat, l’Etat, de son côté, doit réaliser cette ligne 18. On ne peut concentrer des populations sur des bassins de vie et ne pas permettre les déplacements dans des conditions correctes. A l’heure où la préoccupation environnementale devient prépondérante dans nos choix politiques, cette inertie est inacceptable.    

Les élus du groupe «Montigny Ensemble»

Groupe “Montigny à venir”

Qu’attendons-nous ?

Qu’attendons-nous des élus de la République ?

Les partis « conventionnels » de gauche ou de droite se délitaient, nous avions besoin de renouvellement. Alors, Emmanuel Macron est arrivé, nous a promis un monde nouveau avec des hommes nouveaux et intègres, et il a été élu à la présidence de la République – face à l’extrême droite. Depuis, nous avons réalisé que cela ne pouvait pas tenir lieu de programme politique. Au plan économique, il ne s’est rien passé depuis un an. Au plan écologique, Nicolas Hulot a témoigné de l’insuffisance des réponses. Au plan éthique, l’affaire Benalla a montré que l’impunité régnait toujours dans les premiers cercles du pouvoir. Au plan social, nous savons déjà que le plan pauvreté est insuffisant face aux problèmes d’exclusion et de logement, et le plan santé est bien timide. Il ne suffit pas d’annoncer avec tambours et trompettes qu’on fait plein de réformes, il faut les faire, et il faut qu’elles soient justes et efficaces. Nous attendons donc du changement, mais nous voulons surtout des élus compétents et désintéressés.

Depuis 1977, la même famille politique ronronne aux affaires de notre commune, reconduite grâce à la facile proximité sur un petit territoire et au verrouillage de l’expression de l’opposition. Les deux derniers maires ont été élus par le conseil municipal entre 2 élections : l’engagement n’est pas le même tant qu’on n’a pas été élu par les habitants et cela ne contribue sans doute pas à relever le niveau de nos représentants…

Prenons deux sujets emblématiques. En 2008, la majorité avait fait de Bergson le « projet-phare » du mandat qui se terminait en 2014. Aux prochaines élections en 2020, 12 ans plus tard et alors que l’argent est immobilisé depuis des années, l’équipement ne sera pas livré. Compétence ? Autre sujet, ex « plus jeune ville de France », Montigny vieillit mais voudrait retenir les jeunes qui étudient ou démarrent leur vie active : quelles actions sont-elles réalisées en matière de solidarité intergénérationnelle ?

Qu’attendons-nous de nos élus ? Pour notre part, nous attendons du savoir-faire, une envie d’engager des actions à la hauteur des grands défis de notre société. Nous l’attendons à l’échelle nationale ou locale, pour les mandats en cours et pour les prochains.


Pour aller plus loin :
montignyavenir78.blogspot.fr

Pour nous contacter : montignyavenir78@gmail.com

Pour la liste « Montigny à venir » :
Vivien Gasq, Gilbert Brokmann et Christian Rozé

Catherine Sacchi, élu indépendante

Turbulences en ciel clair !

Félicitons nous d’avoir à Montigny une municipalité prévoyante et des spécialistes de la météo. En effet, le dernier Ignymontain nous apprend que la canicule fut anticipée. Les enfants des centres de loisirs ont pu profiter de ventilateurs, etc. A contrario, étonnons-nous d’assister à la débandade désorganisée à la tête du pays, suite à la démission surprise du M. Ecolo français ! Il aura fallu plus d’une semaine pour trouver un lampiste agréé pour le remplacer, alors que Montigny détient en son sein un expert labellisé Ecolo qui illustre ces colonnes !  Que penser de notre député qui a honteusement voté en catimini avec 33 autres LREM, CONTRE l’interdiction du glyphosate et seulement 11 LREM pour ?

La démission de la ministre des sports été organisée afin d’éviter un grand déballage malsain au sommet de l’Etat. Une championne de natation à la place d’une épéiste, le monde du sport appréciera. Mais vigilance ! Une annonce de suppression de postes accompagne la nomination. Face à la fébrilité préoccupante des dirigeants, notre commune respire la sérénité. Aurons-nous le plaisir de recevoir notre nouvelle ministre dans notre beau centre aquatique rénové ? Montigny a encore démontré sa grande richesse dans le domaine associatif sportif/culturel via le succès constant de son forum. La soif de participer chère à Coubertin ne faiblit pas grâce aux nombreux bénévoles et aux structures communales.

Mais la rentrée est là, pour nos jeunes et leurs parents. Même si la disparition du collège Bergson nous est amère, Montigny peut être fière de veiller à la transformation des équipements scolaires, pas comprise de tous mais telle est la démocratie. Notre ville est attractive grâce à la politique communautaire instaurée depuis plus de 30 ans par des majorités progressistes et humanistes ; L’actuelle CASQY en récolte les fruits aujourd’hui.

L’important n’est-il pas le bien vivre des Ignymontains ? Mais n’oublions pas ceux qui restent sur le bord du chemin. N’espérons rien des mesures de l’Etat, poudre de perlimpinpin soporifique, et espérons nous nombreux le 9 octobre à la mobilisation nationale contre la casse sociale.

Catherine Sacchi

Conseillère municipale d’opposition

 

 

 

Issam El Bakkali, élu indépendant OPPOSITION

La vacance de monsieur
Hulot (RPR)

Alors que je m’interrogeais encore quant à la poursuite de mon action, j’appris la fin de celle de monsieur Hulot. Au-delà de l’éventuel bilan alors laissé, la vacance de monsieur Hulot m’inspira nombre d’autres interrogations. Le pouvoir corrompt-il nécessairement ? Le pouvoir est-il ontologiquement mauvais ? Le pouvoir est-il maudit ? Mais est-ce vraiment le pouvoir qui est mauvais ? Ou n’est-ce pas l’Humain qui est mauvais, voire diabolique ? Il se trouve que je suis moi-même humain et que je ne me considère pas vraiment comme diabolique. En réalité, je ne crois pas l’Humain diabolique. Je le crois plutôt capable de se laisser corrompre, moi compris. « L’homme est naturellement bon, c’est la société qui le corrompt », affirmait déjà Jean-Jacques Rousseau. Il y a toujours eu et il y aura toujours des humains de bonne volonté. J’espère ne jamais cesser d’en être. Quoiqu’on pense du personnage, l’acte de monsieur Hulot relève de la résistance, même symbolique, en politique. En cela, il succède à Arnaud Montebourg, en 2014, et Jean-Pierre Chevènement, en 1983, 1991 et 2000. Face à de tels exemples, je n’ai pas le droit de céder. Je poursuivrai donc la résistance en politique à mon simple niveau. Que « Montigny, la ville qui vous va bien » ne s’adresse plus à des consommateurs mais, enfin, à des citoyens.

Salutations citoyennes et fraternelles.