Groupe “Montigny Ensemble”

QUAND LA VILLE DEVIENT VILLAGE

Au-delà des prérogatives traditionnelles d’une mairie, telles que l’état-civil, la mise à disposition d’équipe-ments scolaires, l’entretien des voiries, le principe de libre administration, conféré aux collectivités, laisse la main aux élus pour mener différentes politiques pu-bliques qui forgent peu à peu l’ADN d’une ville.
Si vous lisez attentivement le journal que vous avez entre les mains, vous verrez à quel point les missions assumées par la ville sont variées, les projets nom-breux. Elles répondent pourtant à un seul impéra-tif, créer une société favorable aux membres qui la constituent. A tous ses membres. C’est pourquoi le volet social est si présent à Montigny.

Créer cet environnement favorable, cela veut dire mettre en place, proposer, des lieux où les habitants peuvent se retrouver pour pratiquer une activité, se retrouver, découvrir, apprendre, s’enthousiasmer. Et les habitants de Montigny adhèrent à cette politique. Pour preuve, le nombre d’inscrits à une association re-présente près de la moitié des Ignymontains. Si vous ajoutez à ces personnes, leurs familles qui viennent assister à certaines des manifestations proposées par les associations ou par la ville, ce chiffre monte encore. Un simple exemple pour illustrer ce propos, la grande journée organisée par le club de handball le 26 janvier dernier, qui a vu les tribunes du centre sportif Coubertin pleines à craquer.
On peut citer aussi les fêtes de fin d’année, organisées par les conseils de quartier, qui rencontrent un succès jamais démenti : Contes pour enfants, lotos, chants... A chaque fois les habitants de chaque quartier se montrent enthousiastes devant ces instants de convi-vialité et de partage.

On peut citer aussi la Maison Félix, ce lieu d’accueil d’exposition dédié à tous et qui permet aux Ignymon-tains de présenter leurs passions artistiques, peinture, sculpture dans un lieu agréable. Chaque mois, les ver-nissages se succèdent et rassemblent amis, curieux et passionnés.

Pour les élus de Montigny Ensemble, favoriser tout cela, c’est évidemment créer les conditions du «vivre- avec» ou «vivre-ensemble», c’est faire de Montigny, pourtant ville de 34000 habitants, un village où les gens se connaissent, où des réseaux se tissent qui permettent à chacun de trouver sa place.

Groupe “Montigny à venir”

PAUSE PUBLICITÉ

Le Maire l’a annoncé, la rédaction d’un règlement lo-cal de publicité intercommunal (RLPi) est lancée. Mais un règlement de publicité, ça sert à quoi ?
C’est un vrai sujet du quotidien : voulons-nous des énormes panneaux publicitaires pour les grands centres commerciaux, au détriment de nos com-merces locaux ? Désirons-nous ces nouveaux pan-neaux lumineux qui, sans compter la consommation d’énergie, diffusent des vidéos en permanence et retiennent désespérément le regard de nos enfants ? Ne préférons-nous pas limiter la publicité à la signa-létique indiquant la présence des commerçants de proximité et les évènements des associations de nos quartiers ?

Selon un sondage récent (TNS Sofres), 79 % des fran-çais trouvent la publicité « envahissante ». De fait, pour embellir la ville, pour protéger nos enfants de messages simplistes et souvent sexistes, il faut limiter la place de la publicité dans l’espace public. La ma-jorité dira la même chose, c’est dans l’air du temps. Elle oubliera sans doute ses bâches publicitaires gigantesques qui, illégales ont dû être retirées du Vélodrome et du stade Coubertin. Elle oubliera les grands panneaux inutiles qui vantent les qualités de notre territoire, et rappellent à certains la propagande soviétique de la grande époque. La comparaison est excessive mais pour qui sont ces panneaux ? Certaine-
ment pas pour les Ignymontains !

La première version du projet de RLPI (www.sqy.fr/rlpi) a été publiée en novembre  : il faut l’améliorer. Nous connaissons le souhait de certains opérateurs publicitaires de remplacer les affiches papier de 12 m² par des écrans numériques vidéos de 8 m² sur l’en-semble des territoires français. Or justement, le texte prévoit une réduction de la taille maximale des publi-cités à 8 m²… et n’interdit pas les écrans ! Des dizaines d’habitants l’ont pourtant expressément demandé en réunion publique. Plutôt que de soutenir l’arrivée de ces écrans, la commune ferait mieux d’améliorer la qualité des sempiternels panneaux annonçant les 4 évènements mensuels, leur présentation n’est pas de toute jeunesse. Autre insuffisance, rien ne protège nos enfants des messages publicitaires aux abords des
écoles et des collèges.

N’hésitez pas à écrire (rlpi@sqy.fr) pour appuyer les contributions déjà émises, et repousser le risque d’une contamination de notre espace public !

Catherine Sacchi, élu indépendante

LE GRAND BAZAR

J’aimerais pouvoir dire «nous vivons une époque formidable». Hélas, l’Etat français se ridiculise dans le monde entier, enfermé dans sa morgue et sa suf-fisance. Passons sur le feuilleton grotesque et pa-thétique de l’affaire Benalla ; mais saluons le travail de la Commission des Lois du Sénat montrant ainsi son utilité, contrairement à celle de l’Assemblée Nationale qui a honteusement bloqué tout débat.
17/11/2018 : Des Mr et Mme Toutlemonde osent mettre en doute les compétences de nos «respon-sables» politiques à améliorer leur quotidien ! Pour qui se prennent-ils ? Tout y passe pour les dénigrer et les railler !

26/01/2019 : Ils sont toujours bien là depuis bien-tôt 3 mois ! Le sommet de l’Etat vacille et conspue. La répression, l’arme des faibles, s’organise avec la prochaine loi anti casseurs qui aura une portée très importante sur nous tous, sur la liberté de manifes-ter, se réunir, se déplacer. Selon le ministre de l’In-térieur elle ne concernerait qu’une centaine d’indi-vidus. Sans parler de la création d’un fichier, beau cadeau pour une gouvernance extrême à venir, que je ne souhaite évidemment pas. Ce grand dé-bat reflète l’hypocrisie, l’impuissance à gouverner et l’amateurisme dans tous les domaines. Oser un appel aux maires vilipendés et humiliés lors de leur Congrès, alors que l’Etat supprime les enquêtes publiques environnementales ! Soit, en politique il faut laisser son amour propre dans sa poche mais nous atteignons là des sommets.

Gageons que nos compatriotes ne se laisseront pas berner par ce stratagème qui n’est qu’une campagne électorale déguisée et à nos frais et non une consultation sincère. Notre maire a bien vu la manœuvre en délégant à notre cher député l’organisation de ce grand bazar, en tout cas c’est ce qu’il affirmait dans sa dernière tribune. Aveuglé-ment, une association Ignymontaine souhaite s’en charger pour exister !

Notre pays ne mérite pas ces élus par défaut, éblouis par leur élection miraculeuse. Espérons que la France ne devienne pas une Start Up au ser-vice du libéralisme pur et dur sans aucune consi-dération de l’Humain. Les Ignymontains ne sont pas dupes et Montigny vaut bien mieux que cela.

Issam El Bakkali, élu indépendant OPPOSITION

UN PRÉSIDENT (DE CONSEIL MUNICIPAL COMME DE LA RÉPUBLIQUE) NE DEVRAIT PAS DIRE ÇA... (RPR)


Dans la dernière tribune de la majorité, monsieur le Maire accuse le Gouvernement de «  la crise épouvantable dans laquelle [il] a plongé le pays depuis plusieurs semaines  ». Comme conseiller municipal d’opposition, j’approuve cette analyse de par sa lucidité manifeste.
Plus loin, monsieur le Maire ose l’audace suivante : «Nous refusons, à Montigny, de répondre à la de-mande du chef de l’État. C’est à lui que revient de rechercher l’apaisement général et, pour cela, de porter la collecte des doléances.» Comme conseil-ler municipal d’opposition, je réprouve cette fronde de par sa tonalité anticonstitutionnelle.

En effet, le maire (avec ses adjoints) est le seul élu que la Constitution et la Loi dotent d’une double fonction administrative : il dirige sa commune à la fois comme représentant de l’État et comme pré-sident du conseil municipal. Si le Gouvernement s’était adressé aux maires comme représentants de l’État, alors ces derniers eussent été contraints de s’exécuter. Or le Gou-vernement ne s’est manifestement adressé qu’aux seuls présidents des conseils municipaux.
Il a alors, de fait, autorisé certains maires, dont celui de notre commune, à fronder en confiance le chef de l’État.

Et ce dernier leur donne même raison par ce simple extrait de sa lettre aux Français :
«Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises […] Nous devons, en revanche, nous interroger pour aller plus loin.» Ainsi, «Montigny Ensemble, la fronde qui vous va bien» va peut-être réussir à nous épargner «  le grand spectacle national ¨En Confiance !¨».

Salutations citoyennes et fraternelles.
République Par Raison (RPR)