Groupe “Montigny Ensemble”

DÉBAT NATIONAL

Le mercredi 20 février, les villes de Montigny et de Guyancourt ont organisé une réunion publique à l’université dans le cadre du Débat National. Lors d’une précédente tribune, nous vous avions fait part de notre refus de mettre en place des cahiers de doléances à la mairie car nous considérons que c’est auprès des députés qu’il est préférable de faire remonter les différentes remarques, interrogations, critiques que l’on peut avoir sur le fonctionnement de l’Etat. En revanche, il nous a paru important de mettre en place cette réunion pour que les Ignymontains qui le souhaitaient puissent s’exprimer.

280 personnes ont participé à cette soirée. Avec la maire de Guyancourt, nous avons proposé à un pro-fesseur de l’université de se charger de l’animation, accompagné d’une autre personne afin de faire en sorte que le plus de monde possible puisse s’exprimer sur les différentes thématiques proposées. Ce choix s’est fait pour que la plus grande neutralité soit garantie. Même si de nombreux élus avaient fait le déplacement ce soir-là, ils ne sont pas intervenus, laissant la parole aux habitants.

Nous avons demandé également à des membres du CODESQY (Comité de développement de Saint-Quentin-en-Yvelines), une assemblée citoyenne rat-tachée à l’agglomération, d’assurer la prise de notes pour retranscrire le plus fidèlement possible l’expression de chacun. Nous les remercions vivement pour leur aide. Il est à noter le grand respect dont ont fait preuve les participants. Malgré la très grande diversité des points de vue et des opinions, chacun a pu exprimer sa vision sans interruption ou commentaire négatif. Il faut aussi féliciter les deux animateurs qui ont su favoriser ce climat propice à l’échange. Une fois le compte-rendu de cette réunion validé par le professeur, M. Alexis Constantin, nous l’adresserons à l’Etat.

A présent, bien sûr, se pose la question du devenir de toutes ces contributions. Provoquer le débat démocratique est une initiative intéressante. Inciter le plus grand nombre à s’exprimer sur la façon dont il voit l’organisation de son pays, sa fiscalité, la place du développement durable, son mode de gouvernance, c’est intéressant à la seule condition évidement qu’il en sorte quelque chose. Si ce n’est pas le cas, nous risquons de voir naître une nouvelle déception chez les Français et sans doute une défiance encore plus grande à l’égard du politique.

Groupe “Montigny à venir”

LE SIÈCLE DES LUMIÈRES ?

Depuis des mois, les Ignymontains sont régulièrement plongés dans le noir. Ce ne sont pas quelques lampes mais des quartiers entiers qui sont privés d’éclairage public pendant des soirées entières.
Le Maire est le 1er responsable de la sécurité sur la commune. On parle de sécurité routière et plus générale-ment de sécurité des personnes, parce que le risque d’être importuné(e) est moindre lorsqu’une rue est bien éclairée – avant même de parler de la vidéo-surveillance et de son coût exorbitant.
Le Maire désigne un coupable : Enedis (ex-EDF). Il lui a écrit un courrier sur le sujet après une coupure particulièrement importante en août 2018 au Village, à la Sourderie et au Manet, et il s’est associé à un courrier de l’agglomération – même si celui-ci ne faisait pas référence à des coupures sur la commune. Le Maire évoque également un rendez-vous en septembre avec Enedis, mais l’ordre du jour, constitué de « quelques dossiers importants pour la ville », ne comprenait pas la question des coupures. Peut-être la sécurité des usagers n’est-elle pas un dossier important pour la ville ?

Cette réaction est bien faible, au regard des désagréments subis au quotidien par les Ignymontains (y com-pris dans des quartiers jamais cités auprès d’Enedis), qui pourraient finir par avoir des conséquences dramatiques. Nous n’attendons pas du Maire qu’il se contente d’un courrier signé par un adjoint, nous attendons qu’il obtienne des résultats concrets pour les habitants. Plus gênant encore, le budget 2019 de l’agglomération prévoit une diminution des crédits affectés à l’éclairage public. La Maire de Guyancourt a alerté sur les problèmes rencontrés dans plusieurs communes, pour que des crédits soient prévus pour renforcer rapide-ment le réseau. Elle n’a pas été entendue et la minorité n’a pas voté le budget. Mais il a été approuvé des deux mains par tous les élus de la majorité de Montigny…Au lieu de cela, nous pourrions améliorer la performance du dispositif d’éclairage public, avec des systèmes qui permettent de diminuer l’intensité de l’éclairage à certaines heures de la nuit ou de réduire intelligemment le nombre de points lumineux. En choisissant une gestion maîtrisée de l’éclairage public, de nombreuses collectivités en France continuent d’assurer la sécurité des habitants en diminuant leur facture énergétique.

Catherine Sacchi, élu indépendante

ÊTRE JUSTE ET PARFAITE

Difficile dans notre société actuelle d’associer ces deux qualificatifs. La justice, malgré ses dé-monstrations d’indépendance, a bien du mal à être parfaite. Mais l’important n’est-il pas que le citoyen soit protégé ? Pour cela, il sait compter sur un des piliers de notre République qu’est la police. Les débats sur l’existence d’une police municipale auprès de la police nationale sont dépassés. Les faits démontrent leur utilité et sans doute leur complémentarité. Le voyou, lui, ne fait pas la différence. Le lourd tribut payé par l’une et l’autre en témoigne malheureusement. Afin de nous protéger, il semble logique aujourd’hui que le policier ait déjà les moyens de se protéger lui-même et puisse répondre à arme au moins égale. En 2016,  84% des effectifs étaient armés. Un rap-port parlementaire de septembre 2018 préconise de rendre obligatoire cet armement, sauf décision motivée du maire. Si certains s’en offusquent, ils feraient bien de demander l’avis des premiers concernés. Justement, au dernier conseil municipal une policière municipale étant présente, je lui ai posé la question. Sa réponse est sans équivoque «La police municipale de Montigny est en sous-effectif car les policiers privilégient de travailler au sein d’une police municipale armée ». Il a été décidé que la police municipale de Montigny serait enfin armée ! Leur formation pratique et psychologique est aussi pointue que celle des policiers nationaux. N’oublions pas qu’une arme est aussi un moyen de dissuasion. Faisons leur confiance et donnons-leur les moyens de travailler efficacement et en toute sécurité !
Pour rester dans le domaine judiciaire et de la protection des administrés, je me félicite du formidable travail accompli par la commission d’enquête du Sénat. Son rapport, factuel et sans concession, est incontestable malgré les postures gouvernementales tendant à discréditer notre Chambre Haute. A contrario, comment ne pas s’interroger sur l’obstruction de la commission des lois de l’Assemblée Nationale ? Espérons que les Ignymontains ne soient pas dupes, car rien n’est parfait dans ce soi-disant «nouveau monde politique».

Issam El Bakkali, élu indépendant OPPOSITION

SHÉRIF FAIS-MOI PEUR

En ma dernière tribune, je rappelai que :
«  Le maire (avec ses adjoints) est le seul élu que la Constitution et la Loi dotent d’une double fonc-tion administrative : il dirige sa commune à la fois comme représentant de l’État et comme président du conseil municipal. »

J’y précisai que, à l’occasion du lancement du Grand Spectacle national :
«  Le Gouvernement [n’a pas requis] les maires comme représentants de l’État. »
J’en déduisis que cela autorisa, en avant-dernière tribune, cette audace de notre bon président de conseil municipal : « Nous refusons, à Montigny, de répondre à la demande du chef de l’État. »

Mais notre fort bon président de conseil municipal sait aussi se comporter en fort dur représentant de l’État.
En témoigne l’annonce-surprise de notre double chef en toute fin du dernier conseil municipal (11/02/2019) :
« L’évolution de la Société ne va pas dans le bon sens et, donc, […] j’ai pris la décision d’armer la Police municipale. »

Suite à une réaction du conseiller d’opposition Vi-vien Gasq, que je salue, notre double chef précise : « C’est une décision qui n’appelle pas de vote. » Et, un peu plus tard, notre double chef décide même, souverainement, de taquiner son opposant du moment :
«  Les caméras, […] quand je vois, malheureuse-ment, les services qu’elles rendent, je n’ai pas d’état d’âme. »

Notre double chef a donc décidé d’armer la Police municipale et de l’assister de caméras sur le terri-toire communal.
Mais jusqu’où ira-t-il dans sa grande croisade contre «  ces incivilités qui gâchent notre quoti-dien » ?
Et notre belle commune pourra-t-elle alors conser-ver son si glorieux titre, « Montigny, la ville qui vous va bien » ?

Salutations citoyennes et fraternelles.