Groupe “Montigny Ensemble”

LES INCIVILITÉS NE SONT PAS EN CONFINEMENT

Notre ville a un taux de délinquance plutôt faible malgré son attrac-tivité. Pour autant, comme toutes les autres villes de France, nous avons à faire face à diverses incivilités, bruits, rodéos motos, insultes, ivresses sur la voie publique. Ces fléaux du quotidien évoluent en fonction des saisons et peuvent générer, chez les habitants, un sen-timent d’impunité de leurs auteurs et un sentiment d’insécurité pour ceux qui ont à les subir dans leur quotidien. L’équipe Montigny Ensemble reste très attentive à faire de Montigny une ville toujours sereine, car la sécurité est le préalable nécessaire au bien vivre. Elle s’emploie donc à se donner les moyens pour ré-pondre au mieux, dans le cadre de ses compétences, à ces actes qui perturbent le quotidien des habitants. 2 axes prioritaires sont développés parallèlement  : le respect de l’ordre et la prévention avec, comme trait d’union, le renforcement des partenariats, notamment, avec le commissariat.

La prévention à Montigny se compose d’un maillage de structures diverses. Une des chevilles ouvrières est l’association DIRE et son équipe d’éducateurs qui proposent une diversité d’initiatives pour la jeunesse. Les maisons de quartier jouent un rôle important aussi. Les développements d’amicales de locataires sont également des outils de prévention qui encouragent au bien vivre ensemble. Bien souvent, la reprise du dialogue et de la confiance avec le bailleur participe à la réduction des incivilités. Oui, la sécurité est normalement de compétence régalienne, mais dans les faits la police municipale se retrouve souvent en première ligne. Dans ce contexte, prochainement, notre police municipale, déjà armée, va se doter d’un centre cynophile pour renforcer en-core plus ces interventions et s’adapter à toutes les situations qui sont repérées, souvent, via la vidéo protection. Outil qui nous per-met chaque année de constater un nombre important de faits et d’en résoudre aussi. Tous ces équipements permettent d’optimiser les interpellations, mais malheureusement, la justice française semble souvent dému-nie face aux délinquants mineurs et aux actes d’incivilité. Ainsi, Mon-sieur le Maire, souhaite organiser une visite de la ville avec le Préfet et la Procureure, pour identifier au mieux les lieux qui nécessitent une vigilance particulière et les problématiques qui s’y rattachent, afin qu’une réponse plus forte puisse être donnée. Nous n’abonnerons pas la République et ses valeurs. C’est sur ce socle républicain que se construit une démocratie durable. Merci à nos agents de la police municipale qui, en plus de ses missions, doivent faire respecter un confinement plutôt complexe. 

Groupe AIMES

MONTIGNY, UNE VILLE SOLIDAIRE ?

2021 sera la première année complète du mandat ; elle est importante car elle donnera pour les 5 années à venir les grandes tendances de la politique de l’équipe en place. En février dernier, lors du débat d’orientations du CCAS (Centre Com-munal d’Action Sociale, organisme des municipalités pour mettre en œuvre leur politique sociale et de solidarité) nous avons totalement approuvé les orientations présentées : renforcer la mission emploi, l’aide à domicile et les actions en direction des personnes dépen-dantes ou en perte d’autonomie, identifier les publics « invisibles » (qui ne demandent pas les aides auxquelles ils auraient droit), créer un dis-positif de veille et d’accompagnement social pour les étudiants, créer un observatoire. Malheureusement, à la mise en oeuvre, avec l’élaboration du budget, nous avons découvert l’absence de crédits pour ces actions. Nous avons questionné la cohérence entre les ambitions et les moyens. Il nous a été répondu que les actions se limiteraient à des partenariats, des mises en relation avec des associations, des actions de communi-cation sur les aides existantes… Le travail avec les associations de proximité est primordial, mais sans moyens financiers supplémentaires, cela sera-t-il suffisant ? La mission du CCAS est le développement social, il ne doit pas se contenter de l’assistance. Une importante crise économique et sociale nous guette au sortir de la crise sanitaire qui n’en finit pas. N’est-ce pas le moment d’initier des actions concrètes ou d’amplifier les dispositifs existants en faveur de l’emploi, de l’alimentation, et de la détection des besoins réels de nos concitoyens ? L’enveloppe votée au budget 2021 n’est pas à la hauteur des enjeux. On ne parle pas de montants qui mettraient en péril l’équilibre finan-cier de la commune, puisque le financement communal du CCAS ne dépasse pas le million d’euros dans un budget municipal qui en compte 76. Avec quelques dizaines de milliers d’euros, on aurait pu véritablement engager de nouvelles actions, au service d’un projet municipal qui s’affichait comme solidaire : un poste de conseiller(ère) en économie sociale et familiale, des moyens pour l’épicerie sociale, afin d’organiser des ateliers et de l’éducation alimentaire... Force est de constater que le maire et son équipe avaient de belles in-tentions en direction des personnes les plus fragiles. Encore une fois, ce sont des mots et ils ne se donnent pas les moyens de les concrétiser.

 

Groupe Montigny Solidarité

TOUT VOIR, TOUT ENTENDRE, TOUT SURVEILLER !

Le 8 mars, le conseil municipal était appelé à voter le budget 2021. Budget difficile, dans une situation particulière, où tant les recettes que les dépenses sont soumises à aléas. Cette année encore, nous avons constaté un achat de caméras pour un peu plus de 47 000 € après les 50 000 € en 2020 pour ne parler que de l’année précédente. Et il ne s’agit que de la partie extérieure. Il convient d’ajouter les serveurs et les écrans de supervision, les locaux et les logiciels, les câbles et les réseaux. Notre groupe a voté contre. La vidéo-surveillance, est toujours présentée comme un élément de sécurité. Qui pourrait oser être contre l’amélioration de la sécurité ? Mais dans les faits, il n’y a rien qui vient étayer cette hypothèse. Si l’on se réfère à l’histoire récente, en premier lieu aux événements les plus tragiques comme les attentats, c’est dans les villes où il y a le plus de caméras qu’ils ont été commis : Boston, Londres, Nice ou Paris. Elle ne servent même pas à l’identification des auteurs. Ce n’est qu’après leur identification que l’on a pu les retrouver sur les enregistrements. Le domaine de la sécurité, comme bien d’autres domaines, c’est avant tout de l’humain. La police, ce sont des gens qui enquêtent, qui réflé-chissent, qui analysent et qui trouvent. Cette protection qui ne protège de rien, nous est imposée par un « bourrage de crâne » télévisuel récurrent où des experts auto-pro-clamés en criminologie viennent se pavaner pour nous expliquer qu’avec des technologies intrusives nous vivrons en totale félicité, sans que jamais, ou plutôt très rarement, une opinion contraire puisse s’exprimer. Par ce fait, la plupart des personnes qui mettent en œuvre ces moyens ne se doutent même de ce qu’ils font. Ils croient au bien fondé du discours sécuritaire et sont de bonne foi. Pour voir l’ampleur du pro-blème, il faut aller plus loin et regarder autre chose que la caméra. Hasard d’un calendrier malicieux ou volonté de célébrer le coup d’état de « Napoléon le petit », trois décrets (N° 2020-1510, 11 et 12) ont été pris le 2 décembre par le gouvernement. Ils autorisent, le fichage des opinions politiques, religieuses, philosophiques, sanitaires, des voyages, des moyens de déplacement, de la situation familiale, des identifiants sur les réseaux sociaux, des pratiques sportives, … et bien d’autres critères de vie privée. Il ne manque que la reconnaissance faciale et la nationalité chinoise.
Sont concernées les personnes physiques et morales. Tout cela bien sûr au nom de la sécurité publique. Comme le disait Victor Hugo (certes sur un autre sujet) : « Quand vous forgez une chaîne, vous dites : voici une liberté ! »?

Montigny Solidarité
p.dejean@montigny78.fr