Baroudeur à l’enthousiasme infatigable, Eric Alleaume est revenu avec des images et rencontres plein la tête de son périple à vélo qui l’a vu traverser cet été 11 pays en un peu plus d’un mois (Roumanie, Moldavie, Ukraine, Bulgarie, Turquie, Grèce, Macédoine, Albanie, Kosovo, Serbie et Croatie). «Avec mon cousin qui m’accompagnait en moto, nous avons finalement fait l’impasse sur la Hongrie, notamment à cause d’ une infection que j’ai eu à un doigt de pied à 5 jours de notre arrivée.» Même si cette blessure ne lui a pas permis de par-courir totalement les 4.800 km prévus (voir notre édition de cet été), l’Ignymontain a malgré tout réalisé un nouveau tour de force, lui qui s’adonne à ce genre de périple depuis toujours. «D’habitude, je pars seul. Le fait d’être avec mon cousin, notamment le soir, ne m’a pas permis de faire autant de rencontres qu’habituellement. Mais ce fut malgré tout une magnifique aventure humaine. Beaucoup de gens venaient notamment regarder la moto 125 cm3 de mon cousin, modèle qu’ils n’avaient jamais vu auparavant», sourit-il.

UNE GUYANCOURTOISE RENCONTRÉE EN MACÉDOINE !

Sur son vélo, Éric a également multiplié les rencontres, notamment avec d’autres cyclistes : un Brésilien rencontré en Grèce qui avait pour objectif de se rendre en Iran, «que je compte d’ailleurs accueillir l’an prochain lorsqu’il fera étape à Paris, à l’occasion de sa prochaine randonnée jusqu’au cap Nord», ou encore 2 Grenoblois (photo ci-dessous) croisés en Turquie à l’approche d’Istanbul, qui se rendaient en Géorgie. Mais c’est un moment que seuls les hasards de la vie peuvent vous offrir qui aura particulière-ment marqué ce membre de l’Association Montigny International (AMI) : «nous étions en Macédoine, près d’un lac situé à environ 10 km du Kosovo. Une épicière nous donne des indications pour nous rendre jusqu’à un camping situé au bord du lac. Nous prenons donc un petit chemin pour trouver ce petit camping qui venait d’ouvrir. Comme il fait encore jour, nous nous baignons et voyons 2 personnes se jeter dans l’eau et parler en français. Nous échangeons avec eux et de fil en aiguille, nous apprenons qu’ils viennent de Saint-Quentin-en-Yvelines et que la dame vient plus précisément de Guyancourt. Et au moment où je dis mon prénom, elle me demande : vous ne seriez pas Eric Alleaume ? Ayant habité à Guyancourt dans les années 90, elle m’avait reconnu !»