Permettre de vivre en sécurité les uns avec les autres est l’une des missions cardinales de l’état. Au niveau local, la ville a aussi un rôle à tenir au quotidien pour prévenir et agir. À montigny, la police municipale et le partenariat fort instauré avec divers acteurs institutionnels et associatifs sont les principaux outils sur lesquels s’appuie la municipalité.

Condition indispensable à la sérénité et au bien-être de chaque citoyen, la sécurité est une mission incombant à l’Etat bien sûr, mais également aux communes. «En France, le maire est en effet l’autorité compétente pour prendre et faire respecter les mesures nécessaires au main-tien de l’ordre, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publiques sur le territoire communal», précise Xavier Plassard, conseiller municipal délégué à la prévention/sécurité. À Montigny, l’action de la Municipalité en la matière se veut avant tout préventive, via les différentes missions dévolues à sa Police municipale, son investissement dans la vidéoprotection que son lien permanent avec différents partenaires œuvrant sur le territoire communal.

«PROTÉGER NOS AGENTS DANS L’EXERCICE DE LEUR MISSION»

Créée en 1986, la Police municipale est évidemment l’outil et le relais indispensable en matière de prévention et de sécurité sur le territoire communal. Au quotidien, la Ville offre donc les moyens matériels adaptés afin que ses agents puissent mener leurs nombreuses missions le plus efficacement possible. C’est pourquoi le matériel mis à leur disposition évolue sans cesse. Outre des véhicules régulièrement renouvelés, des gilets pare-balles munis notamment d’un kit pare-lames et permettant davantage de liberté de mouvement pour les agents, ainsi que des bâtons de protection télescopiques ont notamment été déployés petit à petit. «Nos agents vont bientôt être dotés de caméras piétons, ce qui offrira plus de transparence pour tous lors des interventions, ajoute X. Plassard. Nous avons également opté pour l’armement prochain de la Police municipale, comme l’a annoncé le maire Jean-Luc Ourgaud le lundi 11 février dernier, en séance du Conseil municipal. Etant exposés à un nombre croissant d’interventions délicates, nous avons le devoir de protéger au mieux nos agents dans l’exercice de leurs missions.» Face à l’augmentation des incivilités et des violences en France, un rapport parlementaire préconise d’ailleurs de rendre l’armement obligatoire pour les 30.000 policiers municipaux du pays. À Montigny, ce processus sera effectif à l’issue d’un cycle de formation particulièrement réglementé et très strict.»

UNE ACTION TRANSVERSALE

Outre la Police municipal, d'autres services municipaux œuvrent au quotidien pour la sécurité des Ignymontains. C’est notamment le cas des Services techniques de la ville avec la mise en place de radars éducatifs et de radars de contrôle de vitesse aux endroits les plus sensibles. «Ils sont placés soit devant les écoles, soit  sur un axe nécessitant d’alerter sur la dangerosité en cas de vitesse excessive.»  En parallèle, les Services techniques ont égale-ment supervisé l’implantation de nombreux pas-sages surélevés et de ronds-points sur la commune. «Tout est fait pour limiter la vitesse de circulation aux endroits les plus dangereux pour la population.» La prévention et la sécurité sur le territoire communal sont efficaces car elles sont assurées à travers une coopération étroite entre différents partenaires extra-municipaux. En amont, la DIRE permet notamment de prévenir les actes délictueux grâce à son lien très fort avec la jeunesse (voir ci-dessous). Le lien est également permanent avec la Police nationale pour définir la manière d’agir le plus efficacement possible sur notre territoire. En outre, le Conseil local de sécurité et de pré-vention de la délinquance (CLSPD), qui réu-nit lors de chaque fin d’année de très nombreux  partenaires à l’Hôtel de ville autour du maire, permet de faire un point précis sur l’efficacité de la stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance. «Les chiffres divulgués chaque année lors du CLSPD montre une tendance plutôt positive à Montigny (voir chiffres ci-contre). Cela prouve que notre action va dans le bon sens. Mais il ne faut évidemment pas se reposer sur nos lauriers. C’est pourquoi nous agissons avec la constante volonté de trouver de nouvelles solutions pour améliorer les choses», conclut X. Plassard.

La Police municipale au plus près de la population

L’existence de la Police municipale (PM) dans les communes découle des pouvoirs de police conférés au maire. À Montigny, cette dernière a avant tout un rôle de prévention. «Malgré cela, nous avons bien sûr le devoir d’intervenir en cas de pro-blème». Au total, le service est composé de 25 agents», détaille Xavier Plassard.

DES MISSIONS TRÈS ÉCLECTIQUES

Les policiers municipaux travaillent en étroite collaboration avec les différentes entités et associations locales et font appliquer les arrêtés municipaux. Ils peuvent également être amenés à verbaliser (sécurité routière, stationnements, nuisances sonores, dé-gradations…). Ils surveillent les zones stratégiques (marchés, zones pavillonnaires, écoles…) et interviennent par-fois en soutien de la Police nationale. La Police municipale agit dans beaucoup de domaines à la demande de la population.  Ses missions et prérogatives sont donc nombreuses. La première d’entre elles est le déploiement de la patrouille de surveillance dans l’ensemble de la commune. «La ville de Montigny étant étendue, la patrouille se déplace dans des endroits précis aux périodes, jours et heures adéquates», précise X. Plassard. La PM répond également aux sollicitations des Ignymontains confrontés à différentes problématiques (délits, nuisances sonores, stationnement…). En parallèle, l’opération «tranquillité vacances» permet aux Ignymontains de bénéficier, sur demande, d’une surveillance accrue de leur domicile lorsqu’ils le quittent. «Depuis peu, les Ignymontains peuvent remplir leurs fiches d’inscription sur le site Internet de la ville (onglet Cadre de vie, rubrique Police municipale) pour profiter de ce service.»

L’ÎLOTAGE POUR FAIRE REMONTER EFFICACEMENT LES INFORMATIONS

En outre, la PM assure régulièrement auprès des jeunes Ignymontains la sécu-risation des passages piétons devant les écoles de la ville, le matin et le soir. Des actions de prévention concernant les jeunes cyclistes sont également réalisées dans les établissements scolaires ou lors d’actions ponctuelles (prévention routière, gravage des vélos, vérification des freins, de l’éclairage, des casques...). La PM gère aussi les objets trouvés et la mise en fourrière des véhicules abandonnés. Enfin, grâce à l’opération d’îlotage, la PM reste en relation constante avec divers relais territoriaux tels que les gardiens d’immeubles ou les commerçants. «Au quotidien, deux de ses agents sont ainsi chargés d’assurer un contact régulier afin de faire remonter efficacement les informations venant du terrain et permettre d’orienter nos actions plus précisément», conclut X. Plassard.

Le déploiement de la vidéoprotection se poursuit

Équipée de la vidéoprotection depuis 1999, la ville déploie progressivement les caméras présentes sur le territoire communal. Aujourd’hui, 74 caméras surveillent les endroits stratégiques et sensibles de la commune et ont un rôle préventif extrêmement efficace. «Nous avons en permanence au moins un agent devant les écrans du centre de sécurité urbaine. Il les visionne et fait intervenir les patrouilles s’il constate quelque chose d’anormal sur le terrain», ex-plique Xavier Plassard. Les 74 caméras disséminées à travers la ville sont donc essentiellement placées aux abords des lieux de vie (bâtiments publics, écoles, centres commerciaux…). «Les agents ont reçu une formation afin d’utiliser cet outil efficacement. Il y a des réflexes à avoir tels que prendre le signalement de l’auteur d’un délit et relever la direction de sa fuite». Au-delà de la maîtrise du logiciel dédié à la vidéoprotection, la formation porte également sur l’aspect réglementaire de son utilisation (discrétion, respect de la vie privée…). «C’est un outil très efficace. Il permet une intervention rapide et les enregistrements permanents peuvent servir aux autorités judiciaires pour certaines enquêtes. Surtout, dans une ville aussi fréquentée que la nôtre, la Police municipale est très sollicitée. Cela permet donc d’orienter les patrouilles plus efficacement.»

La DIRE, des éducateurs de rue présents au quotidien

Créée en 1990 sous l’impulsion de la Municipalité, l’association DIRE (Développement Ignymontain de Rencontre et d’Entraide) conduit au quotidien diverses actions auprès des jeunes et des familles en difficulté. Une relation de confiance s’est ainsi établie au fil du temps, à tel point que ce sont parfois les jeunes qui viennent eux-mêmes à la rencontre des membres de l’association.

DES DISPOSITIFS COMPLÉMENTAIRES

Outre une présence quotidienne dans les rues de la ville ou dans les maisons de quartier pour aller à la rencontre des jeunes en difficulté et échanger avec eux, l’association effectue un travail d’insertion avec ces derniers. «Par exemple, à travers le dispositif chantiers jeunes, l’association les fait travailler sur des chantiers afin de leur donner le goût du travail et leur inculquer la notion de rigueur», souligne Thierry Olive, le président de l’association. Choisis par les éducateurs de la DIRE, ces jeunes travaillent alors sur un chantier défini durant leur temps libre. Pour ce travail, ils peuvent être rémunérés (seulement s’ils sont majeurs) ou capitaliser des points pour se voir financer une activité ou un séjour vacances. La DIRE intervient également pour accompagner les jeunes déscolarisés, notamment via l’AJIVEQ (Accom-pagnement des jeunes Ignymontains vers l’emploi qualifié). Destiné aux jeunes âgés de 16 ans et plus, ce dispositif a pour objectif d’accompagner les jeunes dans leur recherche de formation afin de trouver un emploi qualifié, si possible, dans les métiers qui recrutent. «La DIRE accompagne ces jeunes de manière personnalisée, en fonction de ce qu’ils sont capables de faire et de ce qu’ils ont envie de faire.»
En parallèle, les mesures de responsabilisation menées par l’association découlent d’une convention signée avec certains collèges de la ville. Le principe est d’accompa-gner des élèves au comportement difficile, en les invitant à se rendre dans les locaux de la DIRE pour une durée pouvant aller d’une matinée à 3 jours. Les éducateurs de l’association y créent un lien avec lui pour le responsabiliser via des échanges, un travail sur l’entraide et le vivre-ensemble, s’appuyant notamment sur le visionnage de documentaires.

UNE CONVENTION POUR ACCOMPAGNER PAR LE SPORT

Enfin, la Ville, la DIRE et l’ASMB ont mis en place cet hiver une convention permet-tant aux jeunes de s’épanouir par le sport et d’en récolter, par la suite, les fruits dans leur parcours scolaire. Après une sélection réalisée par les éducateurs de la DIRE des jeunes pouvant entrer dans ce cadre, un contrat d’engagement est alors signé avec le jeune et ses parents portant sur l’assiduité, la ponctualité et la participation familiale à la vie du club. «Tout au long du processus, les éducateurs de la DIRE restent en relation avec les éducateurs sportifs pour suivre le parcours du jeune et intervenir en cas de défaillance.» Outre côtoyer d’autres jeunes que ceux qu’ils fréquentent habituellement, ce dispositif permet aux bénéficiaires de se responsabiliser dans un collectif, d’être à l’écoute d’un formateur et de se sentir valorisé par la progression.

Une coopération étroite avec la Police nationale

Organe majeur de la politique de sécu-rité des biens et des personnes sur le ter-ritoire, la Police nationale tient bien sûr un rôle prépondérant dans le domaine. «Nous travaillons main dans la main avec la Police nationale. Des réunions sont notamment organisées chaque mois entre la commis-saire divisionnaire, le maire et son directeur de cabinet Lorrain Merckaert», précise Xa-vier Plassard. En outre, lors de chaque fin d’année, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) réu-nit les représentants des forces de l’ordre du territoire (polices nationale et munici-pale), la Préfecture, l’Education nationale, les associations de prévention, bailleurs, services de secours et autres partenaires sociaux pour réaliser un bilan en matière de prévention et de sécurité. «Ce rendez-vous est très important pour la Ville car il nous permet d’échanger avec chacun pour créer une véritable synergie en la matière.»

Appels à la Police municipale : des informations primordiales

Devant la réticence de certaines personnes à répondre aux questions posées par les agents lorsqu’elles contactent la Police mu-nicipale, nous rappelons à tous la dimen-sion indispensable de ce questionnaire. «Les agents se doivent de demander les nom, prénom, adresse, numéro de télé-phone et détails de la situation indiquée. Ces informations sont évidemment stricte-ment confidentielles et restent dans le gi-ron des forces de l’ordre. Elles permettent notamment d’éviter les canulars, d’avoir les coordonnées de la personne si les agents ont besoin d’obtenir des précisions sur la situation, ou de transmettre l’identité du témoin aux autorités judiciaires si la situa-tion s’avère grave», détaille Xavier Plassard.

74 caméras de vidéoprotection installées sur le territoire communal

Environ 500 domiciles surveillés par la Police municipale en 2018 via l’opération tranquillité vacances.

2446 appels téléphoniques qui ont engendré une intervention ou la rédaction d’une main courante de la part de la Police municipale.

217 faits constatés grâce aux caméras de vidéoprotection en 2018.

-36% , la baisse du nombre cambriolages enregistrés entre 2014 et 2018 (- 32% pour le nombre de vols de véhicules, - 72 % pour le nombre de vols à la tire, - 6% pour le nombre d’agressions sur la même période).