LE CONSEIL MUNICIPAL A VOTÉ SON BUDGET PRIMITIF 2020 LE 22 JUIN. UN EXERCICE QUI SONNE LA REPRISE. IL SERA AMENDÉ À L’AUTOMNE PAR LE VOTE DU BUDGET SUPPLÉMENTAIRE, POUR PRENDRE EN COMPTE L’ÉPISODE DE LA CRISE SANITAIRE.

Il est de coutume à Montigny de voter le budget d’une année au mois de décembre de l’année précédente. Cela n’avait pas été le cas, en fin d’année 2019, pour tenir compte des élections municipales du 15 mars, qui devaient laisser les coudées franches au nouveau Conseil municipal de lancer le mandat 2020/2026 en toute légitimité. Le vote du budget annuel est en effet l’acte fondateur des orientations prises par l’assemblée pour l’année. Il consacre les choix en matière de politiques publiques, de fiscalité, de projection budgétaire. Si la loi prévoit que les collectivités peuvent néanmoins poursuivre les services courants, à raison des crédits alloués l’année d’avant, elle ne permet pas de lancer pleinement des opérations portées dans les programmes politiques. Cette année, la crise sanitaire du printemps, qui a empêché les nouveaux conseils municipaux de s’installer, a amené toutes les villes à différer encore les débats et votes budgétaires. C’est cette étape que le vote du 22 juin a pu débloquer, un semestre après le planning habituel.

RELANCER LA MACHINE MUNICIPALE

«De fait, le budget que nous avons adopté est un budget de transition. Un mois après le conseil d’installation, alors que les services ont traversé la période de confinement à s’adapter continuellement pour assurer les services à rendre dans ce contexte de crise, ce budget voté relance pleinement la machine municipale sur les rails. Les projets pour 2020 vont pouvoir s’enclencher progressivement», précise Catherine Bastoni, 1ère adjointe au maire déléguée aux Finances, à la Transition écologique et à la Commande publique.  En revanche, c’est bien lors du vote du budget supplémentaire, à l’automne (et non en juin comme d’habitude), que sera ana-lysé et retranscrit l’impact de la crise sanitaire, pour les finances municipales, dans le contexte budgétaire. 
Les prévisions montrent que la section fonctionnement présentera de fait de fortes de baisses de recettes, notamment tarifaires, du fait que les équipements municipaux ont été fermés, alors que le coût des structures a pour sa part baissé dans une moindre mesure. Le budget supplémentaire prendra en compte l’impact de la crise sanitaire sur le budget de la commune et de procéder aux ajustements budgétaires nécessaires.

DETTE DE LA VILLE : DE NOUVELLES MARGES DE MANŒUVRE

En parallèle, la ville a remboursé l’en-semble de sa dette en 2019, ce qui lui per-met de pouvoir contracter sereinement un nouvel emprunt de 10 millions € pour financer l’augmentation du patrimoine de la ville, avec notamment la construction du Forum des Arts dans le cadre du Plan pluriannuel d’Investissement (PPI). Le patrimoine municipal va en effet s’enrichir de plusieurs équipements structurants prochainement, avec le Forum des Arts Charles Aznavour, l’équipement de Petite enfance sur l’ex-terrain Samain et un Club le Village totalement réhabilité. Une partie de  l’autofinancement annuel et  de subventions spécifiques contribuent égale-ment au financement de ces projets exceptionnels.
Parmi les projets remarquables notons «école numérique, qui bénéfice de subventions à hauteur de 50% pour le Conseil départemental des Yvelines et 20% par SQY. Ce chapitre d’investissement se caractérise encore par une forte proportion de subventions accordées, notamment pour la construction du Forum des Arts par le Département des Yvelines (2,5 M€), la Région Île-de-France (1,1M€). Le Département participe également pour plus de 500.000€ à la réfection récente des terrains sportifs du Parc des sports de la Couldre et du stade Jean Maréchal. Des crédits qui s’ajoutent au Fonds de concours annuel de l’agglomération pour 800.000€.
Enfin, signalons également que, sur ce chapitre des recettes d’investissement, ce budget primitif 2020 est abondé de 6 M€ au titre de diverses cessions foncières liées aux projets en cours sur le site de l’ex-école Samain et du club le Village.

SOLIDARITÉ LIÉE AUX CONSÉQUENCES  DE LA CRISE SANITAIRE

Notons enfin les mesures de solidarité votées par le Conseil Municipal en anticipation du budget supplémentaire  : abattement de 25% de la TLPE (taxe locale sur la publicité extérieure) et exonération  des exploitants des terrasses des bars et restaurants du paiement de la redevance d’occupation du domaine publique,  pour une durée allant de l’obligation de fermeture administrative à la fin de l’état d’urgence sanitaire plus 2 mois , soit du 14 mars au 10 septembre.