Exposition de Grégory Morizeau  "dessin et sculpture"

Exposition

Conservatoire des Arts, 9 au 25 janvier

Exposition de Grégory Morizeau "dessin et sculpture"
Conservatoire des Arts les lun, mer, ven 14h-19h, mar, jeu 10h-12h et 14h-19h, sam 9h30-17h

Sa taille (2,04m) laisse aisément penser que le basket a un jour ou l’autre fait partie de la vie de Grégory Morizeau. Professionnel dès le milieu des années 80, l’ancien intérieur de Tours (Pro A), Poissy-Chatou ou Rueil (Pro B) a, quelques années plus tard, réalisé une reconversion rare dans le sport de haut niveau. «L’art est entré dans ma vie par amour. Durant la grossesse de ma compagne, mon métier de basketteur m’imposait d’être souvent en déplacement. Nous avons donc instauré un carnet de cor-respondance. Elle avait un talent pour le dessin, notamment la caricature. J’ai com-mencé mon travail grâce à cette correspon-dance. J’avais 26 ans et je n’avais aucune culture artistique, mais ce fut le début d’une nouvelle vie», se souvient ce Manceau de naissance. Durant les premières années, Grégory crée sans montrer ses œuvres. Au fil du temps, ses influences évoluent mais pas son attrait pour la matière.  

L’HUMAIN COMME SUJET DE PRÉDILECTION

 

«J’ai donc logiquement débuté par la sculpture, plus précisément par le travail du fer. Je soude à l’arc, assemblant ainsi des déchets de fer que je découpe et façonne à l’aide d’une disqueuse ou d’une meuleuse, comme un sculpteur de pierre ou de bois pourrait le faire avec un ciseau, un burin et un marteau.» Son travail est très vite recon-nu, notamment grâce à sa rencontre avec le designer italien Gianfranco Ferré, qui lui permet d’exposer ses créations. «J’ai eu la chance de vendre rapidement beaucoup de mes œuvres.» Son univers artistique, celui qui habite aujourd’hui à Malakoff (92) le définit comme étant axé sur le figuratif. «J’aime surtout ce qui ramène à l’humain. Je mets souvent en scène des corps dé-pouillés, que je ne cherche pas à magnifier. Je vais à l’essentiel.» L’instinct, nécessaire pour se sublimer sur les parquets, Grégory l’a transposé dans sa nouvelle activité. «La plupart du temps, je trouve l’inspiration di-rectement en créant. Quand je commence une œuvre, je n’ai pas une idée précise de ce que je souhaite représenter à terme.» Jamais effrayé par le risque, l’artiste a choisi d’explorer de nouvelles pistes, tant pour ses dessins que pour ses sculptures, pour l’exposition qu’il nous présentera au conservatoire des Arts de la ville, du 9 au 26 janvier (vernissage le 8 à 18h30). «Toutes les   œuvres que j’exposerai auront d’ailleurs été créées spécialement pour l’occasion.»